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La Gambie salue la condamnation aux États-Unis de l’ancien membre d’un escadron de la mort, Michael Sang Correa

Le gouvernement gambien a salué la conclusion de l’audience de condamnation de Michael Sang Correa, ancien membre du tristement célèbre escadron de la mort gambien connu sous le nom de Junglers.

Cela fait suite à la condamnation de Correa à 135 mois pour chaque chef d’accusation, les peines devant être purgées consécutivement, totalisant 810 mois soit 67,5 ans. Il a été reconnu coupable aux États-Unis, et l’audience s’est tenue devant la Cour de district des États-Unis pour le district du Colorado, à Denver.

Correa a été reconnu coupable le 15 avril 2025 de plusieurs chefs d’accusation, dont cinq chefs de torture et un chef de complot en vue de commettre des actes de torture. Les crimes étaient liés à la torture présumée d’individus accusés d’avoir participé à la tentative de coup d’État de 2006 contre l’ancien président Yahya Jammeh.

Sous la présidence de la juge Christine M. Arguello, l’audience de condamnation a donné lieu à des présentations détaillées des équipes de l’accusation et de la défense. Des victimes de violations des droits humains ont livré des déclarations d’impact, décrivant les traumatismes physiques et psychologiques persistants qu’elles continuent d’endurer.

Après avoir examiné les preuves et les témoignages des victimes, la juge Arguello a condamné Correa en conséquence. Le tribunal a souligné que les actes de Correa constituaient de graves violations du droit international des droits humains et justifiaient une peine sévère.

Ce jugement a été salué comme une étape importante dans la quête de justice internationale, envoyant un message clair selon lequel les auteurs de graves violations des droits humains seront tenus responsables, quelles que soient les frontières ou le temps écoulé.

Dans un communiqué publié après le verdict, le ministère gambien de la Justice a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur de son programme de justice transitionnelle, qui vise à garantir la responsabilité, soutenir la réparation des victimes et renforcer l’État de droit en Gambie. Le ministère a également exprimé sa gratitude au gouvernement américain et aux autres partenaires ayant soutenu le processus judiciaire.

« Ce jugement historique reflète la gravité des crimes commis et la résilience des victimes qui continuent de rechercher justice et guérison », a déclaré le ministère.

L’affaire illustre les efforts continus de la Gambie pour traiter les abus passés en matière de droits humains et consolider la justice pour les victimes de l’ancien régime.

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