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Ancien Secrétaire du Cabinet face au Comité parlementaire spécial, clarifie ses rôles

Par: Fatou Krubally

L’ancien Secrétaire du Cabinet, Ebrima Ceesay, est apparu le mercredi 20 août devant le Comité spécial sur la vente et la cession des biens identifiés par la Commission Janneh, où il a clarifié les lignes de rapport et les fonctions du Secrétaire du Cabinet au sein du Bureau du Président.

Témoignant devant le comité, Ebrima Ceesay a expliqué que le rôle du Secrétaire du Cabinet s’exerce selon deux structures de rapport : l’une au Secrétaire général pour les questions relatives à la fonction publique, et l’autre directement au Président pour les questions liées au Conseil des ministres. Il a souligné qu’en ce qui concerne les réunions du cabinet et leurs résultats, le Secrétaire du Cabinet ne rend pas compte au Secrétaire général, mais rapporte directement au Président.

Il a décrit trois classifications de participants aux réunions du cabinet : le président de séance (le Président), les membres (les ministres) et le secrétaire, en insistant sur le fait que le Secrétaire général, bien qu’il soit chef de la fonction publique, n’a aucune autorité directe sur les délibérations du cabinet. « Lorsqu’il s’agit des réunions du cabinet, le Secrétaire général n’a aucune influence. Le Secrétaire du Cabinet rend compte au Président », a déclaré Ceesay au comité.

  1. Ceesay a détaillé les procédures de traitement des documents du cabinet, notant que les ministères préparent leurs soumissions par l’intermédiaire de leurs secrétaires permanents, qui les transmettent ensuite directement au Bureau du Cabinet sous format papier. Il a souligné que ces documents ne transitent pas par le Secrétaire général. Pour garantir la qualité et l’efficacité, a-t-il indiqué, un Comité de révision des documents du cabinet composé de secrétaires permanents sélectionnés examine les soumissions pour leurs implications politiques, juridiques ou financières avant qu’elles n’atteignent la table du cabinet.

L’ancien Secrétaire du Cabinet a en outre expliqué que, bien que le Secrétaire général conserve une autorité administrative sur la fonction publique, la fonction autonome du Bureau du Cabinet garantit que les décisions du cabinet restent directement sous la responsabilité du Président. « Il existe une fine ligne », a-t-il déclaré, « mais en ce qui concerne les affaires du cabinet, le rôle du Secrétaire du Cabinet est indépendant de celui du Secrétaire général. »

Concernant la communication au sein du Bureau du Président, Ceesay a indiqué que les instructions peuvent être données sous forme écrite ou verbale. La communication écrite, a-t-il expliqué, est généralement destinée aux missions formelles nécessitant l’action d’un ministre ou d’un secrétaire permanent, tandis que la communication verbale est souvent utilisée pour le suivi ou les tâches urgentes.

Le comité l’a interrogé pour savoir si le Secrétaire général pouvait annuler les décisions liées au cabinet, mais Ceesay a affirmé que, dans de tels cas, le Secrétaire général ne joue aucun rôle direct. « Les conclusions du cabinet sont adressées au Président et aux ministres », a-t-il soutenu.

Le témoignage de M. Ceesay a fourni aux législateurs une compréhension détaillée de l’équilibre délicat des pouvoirs au plus haut niveau de l’administration gouvernementale, mettant en lumière l’autonomie du Secrétariat du Cabinet par rapport à l’ensemble de la fonction publique.

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