Par: Isatou Sarr
Le magistrat K.B. Sambou du tribunal de Brikama a ordonné mercredi le placement en détention provisoire d’une femme à la prison centrale de Mile Two et a accordé la liberté sous caution à deux autres.
Fatou Camara a été placée en détention, tandis qu’Oumie Sawaneh et Hawa Conteh ont obtenu une libération sous caution fixée à 50 000 dalasis chacune, avec un garant gambien.
Les trois femmes sont jugées en lien avec le décès d’une fillette âgée d’un mois à Welingara Village, Kombo North, soupçonné d’être lié à une mutilation génitale féminine (MGF).
La première accusée, Fatou Camara, est poursuivie en vertu de l’article 32A de la Loi sur les femmes (Amendement) de 2015 – Interdiction de la circoncision féminine – qui prévoit une peine pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité. Selon l’acte d’accusation, Camara aurait illégalement excisé le nourrisson, Sarjo Conteh, le 9 août 2025 vers 18 h 50, entraînant sa mort.
Les deuxième et troisième accusées, Oumie Sawaneh et Hawa Conteh, sont poursuivies en vertu de l’article 32B de la même loi comme complices de la circoncision féminine. Elles sont accusées d’avoir conjointement et volontairement conduit le bébé chez Camara pour la procédure.
Lors de l’audience, les charges ont été lues et traduites en mandinka, langue que les accusées comprennent. Toutes trois ont plaidé non coupable.
L’inspecteur E. Ceesay, représentant l’inspecteur général de la police, a demandé que l’affaire soit transférée à la Haute Cour en raison de la gravité de la première accusation, notant qu’une condamnation pourrait entraîner une peine de prison à perpétuité. Me F. Conteh, représentant les accusées, a sollicité une libération sous caution pour les deuxième et troisième prévenues.
Le magistrat Sambou a donc ordonné que Fatou Camara soit placée en détention à Mile Two et jugée devant la Haute Cour, tandis qu’Oumie Sawaneh et Hawa Conteh soient remises en liberté sous caution.
L’affaire a été renvoyée au 26 août 2025 pour la prochaine audience.

