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La Cour ordonne à l’avocat du NHRC de modifier son mémoire d’argumentation dans le recours pro-excision

Par: Nicholas Bass

La Cour suprême de Gambie, présidée par l’honorable juge Edrisa Mbai, a ordonné lundi à l’avocat principal de la Commission nationale des droits de l’homme (NHRC), Emmanuel Daniel Joof, de modifier et de déposer son mémoire d’argumentation dans le procès intenté en faveur de la mutilation génitale féminine (MGF) contre l’État.

Comparu devant un juge unique de la Cour suprême, l’avocat principal Emmanuel Daniel Joof a déclaré à la Cour avoir déposé un mémoire d’argumentation le 4 juillet 2025, dans lequel il demandait à être joint en tant que partie défenderesse dans le procès relatif aux MGF.

Cependant, le juge président a indiqué à Me Joof que le mémoire en question n’était pas en possession de la Cour, et a ordonné à l’avocat du NHRC de le modifier et de le déposer à nouveau. Me Joof est tenu de modifier et de déposer son mémoire d’argumentation avant la prochaine audience.

Par ailleurs, les archives judiciaires révèlent que le procès en faveur de la MGF a été intenté par le député de Foni, l’honorable Almamy Gibba, aux côtés de Yassin Fatty, Nano Jawla, Kadijatou Jallow, des Citoyens préoccupés, de l’Islamic Enlightenment Society, de l’Association des femmes pour la solidarité dans la société islamique, et de l’association « Les femmes gambiennes sont libres de choisir », contre l’État.

Les plaignants pro-MGF sollicitent une ordonnance de la Cour déclarant la suppression des articles 32A et 32B de la loi modificative sur les femmes n°11 de 2015, afin que seul l’article 32, disposition initiale de la loi sur les femmes de 2010, soit maintenu.

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