Par: Esi Ejoh
Le Dr Musa Jobe, médecin exerçant sur la route côtière dans la région de la West Coast, a exprimé son inquiétude face à la menace croissante de la tuberculose (TB) en Gambie, soulignant que les habitudes quotidiennes ordinaires contribuent à sa propagation silencieuse.
Dans une interview accordée au journal The Voice, le Dr Jobe a appelé le public à mieux comprendre les modes de transmission de la maladie, notamment dans les lieux publics et les structures de santé.
Il a insisté sur l’importance de se couvrir la bouche en toussant ou en crachant, notant que ces gestes simples peuvent grandement réduire la transmission aérienne. Selon lui, l’un des aspects les plus préoccupants est la pratique courante consistant à rendre visite à des proches hospitalisés. Il a exhorté le public à éviter de s’asseoir sur les lits des patients ou de prolonger les visites. « Une visite de quelques minutes suffit », a-t-il dit. « Passez du temps de qualité avec eux une fois rentrés chez eux, c’est plus sûr pour le patient comme pour le visiteur. »
Le Dr Jobe a également souligné une pratique culturelle souvent ignorée mais risquée sur le plan sanitaire : la consommation commune d’Ataya. Partager le même verre lors des séances de thé, a-t-il expliqué, augmente les risques de transmission de maladies comme la tuberculose. Il recommande aux groupes d’avoir un lieu désigné pour le thé Ataya et, surtout, d’utiliser des verres individuels ou attribués à chacun pour éviter la propagation.
Son avertissement survient alors que les experts de la santé rapportent chaque année un nombre constant de cas de TB en Gambie, dont beaucoup ne sont pas détectés en raison du manque de sensibilisation et de la stigmatisation persistante liée à la maladie. Bien que la TB soit une maladie évitable et traitable, le Dr Jobe a souligné que la prévention commence par la responsabilité individuelle et de petits changements comportementaux au quotidien.
Il a conclu en rappelant au public que la tuberculose continue de se propager discrètement dans les communautés, et que des mesures simples comme une bonne hygiène peuvent grandement contribuer à la stopper.

